Pour une fois on a réservé un hotel et le taxi est même prévu pour venir nous chercher à l'aéroport de Lima. Eh oui nous avons décidé de préparer un minimum notre séjour au Pérou. (du moins les deux premiers jours) .
Nous avons une journée à passer à Lima avant d'aller chercher Maïté le soir à l'aéroport. Nous glandouillons la matinée, et la faim nous faisant sortir, nous demandons à l'aubergiste un bonne adresse pour se restaurer. Il nous répond que le dimanche, tout est fermé aux alentours, et que si on veut manger quelque chose de correct il nous faut prendre le taxi pour le centre ville ou encore le quartier de Miraflores.
Pas trop séduits par l'idée de se taper une demi heure de taxi, nous décidons de partir à la découverte des rues adjacentes à pied, en quête d'un petit bouiboui.
C'est alors que nous tombons sur un parc animé par une petite fête forraine. Nous voilà tout de suite dans l'ambiance péruvienne dominicale.Les manèges sont blindés de petits péruviens braillards.
Tiraillés par la faim, on se retrouve assez vite attablés à tenter de communiquer avec les autochtones pour commander notre déjeuner. A notre décharge, ni grouik ni moi ne parlons espagnol... C'est un peu compliqué de nous faire comprendre surtout que je suis persuadée que "pollo" signifie riz en espagnol, alors que ça veut dire poulet... Je désigne une dame qui mange à un table proche de la notre, on vourdrait prendre la même chose. Ca m'a l'air bon, mais je ne sais pas du tout ce que sait... la couleur et la consistence me font dire que le plat est fait à base d'oeuf... du coup lorsque la serveuse me demande si c'est des "papas" que je désire, je répond non non, pas de pomme de terres "gracias"...
Il s'avèrera par la suite que ce fameux plat était prinicipalement fait de des pomme de terres.
Contenu de toutes ces indications erronées, données dans un espagnol tout aussi maladroit (visiblement parler Francais en agitant les bras, et ouler les R tout en mettant aléatoirement des O ou des A à la fin de chaque mot ne suffit pas à se faire comprendre d'un Espagnol), Bref je ne sais par quel miracle mais on finit par être servit du plat désiré...
Après nous être un peu promener dans les environs, le ventre plein nous rentrons à l'hotel d'attaque pour le soir venu, aller chercher Maïté à l'aéroport.
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Nous voilà donc réunis tous les 3, prêts à découvrir le Pérou.
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Très rapidement Maité rejoint nos sentiments quand aux charmes excessivement bien cachés de la capitale ou il nous reste néanmoins encore deux nours à passer.
Une fois sortis de la vieille ville dont la visite se résume facilement à 30 minutes, puis un petit tour de périph et une visite du musé national (sorte de Blokhaus allemand ou la pale lumière du jour ne rentre que par des meurtrière) Lima se voit clairement desservir à nos yeux la distinction de "la ville la plus laide" qu'il nous ait jamais été donné de visiter. Tout y est moche, la pollution est omniprésente à tel point que le ciel est gris du matin au soir, et il est impossible d'entre-apercevoir le soleil et encore moins un petit coin de ciel bleu.
Ainsi 48 h plus tard c'est avec le plus grand bonheur que nous prenons le bus nous emenant certes à Pisco mais surtout loin d'ici. Malheureusement sans nous en douter nous somme en train de quitter un urbanisme cahotique pour la désolation d'une campagne meurtie par un cataclysme. Pisco ayant été touché de plein fouet par le tremblement de terre qui a secoué le Pérou fin aout, le paysage qui défile devant nos yeux n'est qu'un vaste champs de gravats fleuri de quelques tentes précaires ou les habitants ayant indiscutablement tout perdu viennent se réfugier.
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Quelques dizaines de km plus loin les habitations semblent avoir déjà moins souffert et le bus nous dépose devant un port, ou nous embarquons sur un petit bateau direction les iles de Ballestas. Tout d'abord acceuilli par quelques dauphins dont nous croisons la route, nous arrivons devant le "Candelabra", gigantesque forme de 150 m de haut par 50 m de large dessinée sur le flancs d'une colline dont non seulement personne ne connait l'orgine ni le dessin mais qui en plus serait impossible à dater.
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Libéré à cette occasion du lourd fardeaux de la vérité notre guide s'abandonne joyeusement à nous exposer des théories de plus en plus "légères" comme :
- Tout d'abord peut être un rapport avec les lignes de Nazca (voir plus bas)
- ou peut être la représentation de la constellation de "la croix du sud".
- ou encore celle d'une variété de cactus aux propriétés hallucilogènes.
- voire même l'oeuvre de Roswell.
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Forts de ce riche enseignement nous arrivons quelques minutes plus tard près des iles où nous découvrons avec stupeur que la couleur grise que nous prenions de loin pour celle des roches n'est autre que celle de dizaines de milliers d'oiseaux debouts sur une montagne de fiantes. Et là, quelle n'est pas la satisfaction de notre guide, qui volubile nous annonce que par endroit celle ci peut atteindre 50 mètres d'épaisseur !!!
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Connu pour ses propriétés fertilisantes, ces excrèment furent au XIXè siècle le première source d'exportation du Pérou. (si si c'est pas une blague).
Mais aujourd'hui les engrais chimiques ont mis fin à cette manne financière, c'est dommage car c'était quand même bien trouvé.
Sur ces "iles", on apercoit aussi des colonies de manchot et d'otaries, de toute évidence ces bêtes n'ont pas d'odorat...
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Après avoir passé une petite heure à regarder tous ces animaux évoluer sur cette "litière géante" nous rentrons au port, où un taxi nous attend pour nous emmener à Ica. Nous entamons la conversation avec le chauffeur, enfin quand je dis nous, c'est Maîté qui parle un espagnol parfait car de notre coté nous n'en sommes qu'aux 'Hola' et autres "Buenas Dias".
Après avoir gentiement refusé d'aller voir Pisco, on se voyait mal jouer les bon touristes de base à en mal de photos de misère humaine. Un peu gènés, nous nous voyons néanmoins compté par notre chauffeur sa propre expérience du tremblement de terre : il était dans son taxi, avec 2 clientes, la secousse a été tellement violente qu'ils se sont cognés la tête, s'ouvrant ainsi le crane contre la vitre. La secousse a duré 2m 25, et conformémentr à ce que nous avions apercu en bus, toute la ville de Pisco a été entièrement rasée faisant plusieurs centaines de mort. Un voile de chance dans son malheur, il n'a eu aucun membre de sa famille à pleurer.
A l'issu de son récit, voyant nos têtes d'enterrement notre sympathique chauffeur nous conduit jusqu'à une petite bodega ( cave ) où nous découvrons toutes les étapes de la fabrication du vin local, le Pisco, ce qui dans son esprit devait probablement, à grands renforts de dégustations, nous aider à nous dérider un peu voir peut être retrouver le sourire.
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Et je dois avouer que les différentes variétés de ce breuvage que nous goutons arrivent quelques peu à nous egailler. Une des déclinaisons du Pisco n'est d'ailleurs pas sans rappeler notre Muscat et c'est là la première fois que je vois T'tit Bouchon boire. Etait ce pour ce changer les idées ou simplement une excuse pour s'adonner à une nouvelle déchéance, je crois que je ne le saurai jamais.
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Nous visitons par la suite la ville d'Ica, elle aussi en partie détruite par le tremblement de terre, mais avec des dégats sans commune mesure à ce que nous avons pu voir précédemment.
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L'église : La Merced a été en partie sinistrée c'est d'ailleurs le seule chose qu'on s'est permis de prendre en photos mais dans l'ensemble ici les batiments tout comme les gens tiennent encore debout et ces derniers sont visiblements depuis longtemps passés du deuil à la reconstruction, ca fait chaud au coeur.
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Quelques minutes plus tard on s'arrête faire un petit tour au musée, avant de nous enfoncer dans le désert et découvrir Huacachina; véritable oasis entouré de dunes où on nous propose de découvrir le Sand Board, simple planche d'aglo flanquée de formica des deux cotés ainsi que de deux scratchs destinés à acceuillir vos guiboles. C'est sympa, mais ça manque définitivement de remontée mécanique. Rien que de grimper ces dunes de sable à pied, j'étais complètement épuisée.
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Une fois nos chaussures, oreilles et pantalons vidés de tout sable, le taxi nous dépose à Nazca, où nous passons la nuit.
Prêt à 7h du matin, un taxi vient nous chercher pour nous emmenr à l'aérodrome du coin. Appréhendant un peu de prendre un coucou de si bon matin, nous prenons tous les 3 du Nausicalm et sommes fin prêt à admirer les lignes de Nazca.
Découvertes en 1939 par un américain, il s'agit de lignes tracées sur le sol, en empilant de chaque côté des lignes les pierres sombres et brulées par le soleil, et découvrant ainsi un sol plus clair. Ces lignes représentent des droites, des figures géométriques, et 70 dessins, plantes ou animaux. On peut voir entre autre un singe avec une queue en spirale, un condor, un arbre, un colibri, une araignée, un homme à tête de chouette appelé le cosmonaute.
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On ignore toujours pourquoi ces lignes ont été tracées, d'autant plus qu'elles n'étaient visible que du ciel. Pour Maria Reiche, un allemande qui a passé sa vie a étudier ces lignes, celles ci dateraient de 900 avant JC à 600 après JC, et qu'il s'agissait d'un calendrier astronomique, travé à partir de formules mathématiques complexes.
Une autre théorie préside que ces lignes évoquerait le culte de la montagne, de l'eau et de la fertitlité.
Le petit tour en avion se passe sans encombre, même si pendant la seconde moitié du voyage, je n'entends plus crépiter l'appareil photo de Maité qui essaie de gérer son mal de l'air. Mais de retour sur le sol ferme, elle retrouve le sourire ;)
Le reste de la journée s'est passée entre la recherche d'un bon resto et un peu de shopping, avant de prendre le bus le soir direction Ariquipa.
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