Le trek de Lares et le Machu Pichu

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Pérou - Cusco
de Grouik et T'tit bouchon, le 15-10-2007

Le trek de Lares et le Machu Pichu

Le trek mythique est celui du Chemin de l'inca. Mais ce dernier étant fortement reglémenté, il n'y a qu'un nombre limité de trekkers par jour qui sont autorisés à prendre ce chemin. Les places sont donc rares, et il faut réserver des mois à l'avance. Les prochaines places disponibles sont au mois de novembre, et oui encore un truc qu'on ne peut pas faire à l'arrache... Fort dépités, nous nous replions sur le Lares Trek qui nous ménera dans les hauts plateaux andins, au contact de la population locale.

Lors de la réunion d'information la veille de notre départ, nous rencontrons nos coéquipiers. Un couple d'australiens fort symapthiques. Portraits crachés de Caroline Ingals, de la petite maison dans la prairie, et de Sammy, le copain de Scoubidou :)
Malheureusement, le moment du départ venu, le couple déclare forfait. "Caroline" ayant attrapé la salmonelle, nous voilà plus que tous les 3 et une autre Australienne qui vient de se greffer au groupe. De l'équipe d'encadrement on peut compter le guide, un cuisinier et son aide, 6 chevaux, et leurs 2 guides, pour la bouffe, le matériel de camping, etc... Une vraie caravane... et encore on porte nous même nos sacs.


Nous voilà donc partis.... Le premier jour, nous commencons notre trek par ... une petite visite des sources chaudes de Lares, je sens que le rythme de ce trek va me plaire. Toutefois à la vue de l'eau saumonatre dans les bassins, Maïté et moi déclarons forfait mais Grouik fonce et semble de toute évidence se plaire dans cette eau jaunatre, pleine de souffre... Oui oui, il mérite bien son nom :)




Après un déjeuner léger préparé par notre équipe, qui déclenche aussitôt des cris d'enthousiasme de notre part (un guacamole de folie accompagné de petits pains à l'ail, suivi d'une soupe d'asperges délicieuse), nous commençons notre marche jusqu'à Huacahuasi ( 3700 m ).
Nous marchons environs 10 km sous la pluie. Ca commence bien... Le campement se trouve à la sortie d'un village, et nous en profitons pour donner stylos, ballons, et autres bonbons aux enfant que nous croisons en chemin.

A peine arrivés au campement, on voit déjà débarquer tous les gamins du village. Heureusement Maïté prend immédiatement l'affaire en main et se transforme tout naturellement en animatrice Bafa. Ca rigole, ca danse, ca chante, ca joue à la marelle... jusqu'à ce que le diner soit servi.



A la fin du repas, on n'a pas besoin de se faire prier pour se glisser dans nos sacs de couchage. Après avoir été trempés, on n'est pas mécontent d'être au sec, mais il fait très froid et ce malgré les mutliple couches sous lesquelles nous sommes blottis : 1 drap, 1 duvet en coton, une couverture épaisse, un duvet en plume et nos polaires. (on a même commencé la nuit avec bonnet et gants).

Le lendemain, on se fait réveiller à 6h30 par un petit thé chaud servi dans la tente. Il n'y a pas à dire, l'équipe assure. Un petit coup de lingette plus tard (évidement mis à part la rivière pleine de glacons y a pas vraiment d'eau), nous voilà prêt pour une nouvelle journée de marche.

Mais avant de partir on profite de l'hospitalité des autochtones pour visiter une maison, et on découvre la vie de ces descendants des légendaires Incas dissémininés sur les hauts plateaux andins. Nous pénétrons alors dans une maisonette dans laquelle il fait tout sombre, pour toute source de lumière il n'y a qu'une minuscule fenêtre et pour compliqué le tout, près de l'entrée un atre où les gens font leur feu est en train d'enfumer toute cette batisse qui ne fait qu'une seule piece.


Probablement pour ne rien perdre de la chaleur du feu il n'y aucun système d'évacuation de la fumée, celle ci stagne ainsi dans la maison déposant une couche de suie de plus en plus épaisse au fur et à mesure qu'on lève les yeux. Le temps de nous habituer à l'obscurité, il nous faudra ainsi plusieurs minutes avant de découvir la chose la plus insolite dans cette maison : la manière dont les occupants élevent leurs cochons d'inde (principal plat de résistance Inca) dans la maison. Ceux ci, au nombre d'une vingtaine, sont en complète liberté et courent partout dans la pièce en couinant sans cesse. Il faut donc faire attention où l'on marche, car a chaque pas on risque d'écraser une de ces pauvres bêtes.
Un rictus poli affiché sur nos lèvres, nous avons beaucoup de mal à dissimuler notre effarement face à ces conditions de vie, mais nos hôtes sont souriants et semblent aborder leur situation avec un optimisme déconcertant. (c'est le genre de truc qui vous permet de relativiser tout de suite l'ensemble des petits malheurs auquels nous sommes confronté dans notre "dure" vie occidentale).


Suite à cette visite, nous nous remettons en marche, la plus dure du trek. Nous sommes à 3700 m. Nous devons monter jusqu'à 4400, et passer le mont Ibsaycocha. On est ici plus haut que lors de notre trek au Népal ou rétrospectievement le camp de base de l'anapurna n'était "qu'à" 4100m. 300 m de plus, ça se sent. Chaque pas nous essoufle, et je m'assois dès que je peux. Seule la perspective de manger un bout de chocolat le col passé, nous donne du courage à Maïté et moi de mettre un pied devant l'autre.


Quelques centaines de mètres plus bas, des dames étendent leurs étals devant nous... Pourtant, j'essaie vraiment de décrocher, mais y a rien à faire, le shopping nous rattrape même à 4300 m d'altitude :)


Après avoir ainsi craché nos poumons pendant plus de 5 heures tout en se faisans doubler par des écoliers autochtones en sandales, le plus dur est passé. Pour le reste de la journée, nous n'aurons plus que de la descente avant de rejoindre notre camp à Palacancha.


Sur le chemin on croise perpetuellement des enfants , qui se tiennent sur le bord de la route, et nous font des grands sourires quand on leur donne une bille ou un bonbon.


On n'aura quand même marché aujourd'hui près de 20 km. En arrivant, nous trouvons un gouter et même des toilettes. On sent que le village est puls riche que celui de la nuit précédente.


Le lendemain, on rejoint la ville d'Ollantaytambo après 18 km de descente. Le temps de donner les pourboires aux guides, et à Grouik de dire quelques mots de remerciement, avec en traductrice simulatnée, Maïté. Le trek est terminé et on souffle.


Nous visitons un peu la ville, absolument charmante avec ses ruelles étroites et pavées et découvrons des fortesresses Incas sur les flancs de montagne qui bordent la ville. Ces constructions servaient d'entrepots pour la nourriture, mais les chercheurs ignorent encore comment les aliments étaient acheminés dans ces batiments. Un magnifique temple domine la ville, malheureusement ses terrasses et murs sont restés inachevés du fait de la conquète espagnole.

L'aprés midi, nous prenons un petit train, qui nous emmène à Agua Calientes, ville de départ des visites pour le Machu Pichu. Agua Calientes signifiant "sources chaudes", pas moyen d'y échapper cette fois ci. Le soir, nous nous plongeons donc dans des piscines chauffées nautrellement mais cette fois pleines de toursites.


Enfin, dernier jour du trek, nous sommes réveillés aux alentours de 7h afin de partir à l'assault du Machu Pichu. On aurait pu le faire à pied, mais on a vraiment ras les pattes, et Grouik devant notre air bien décidé à prendre un véhicule motorisé, ne peut que se ranger...


Le bus donc, nous dépose à l'entrée de la citée, et nous montons quelques mètres pour découvrir un panorama mythique. C'est beau à couper le souffle. Tout autour de nous se dressent des montagnes acérées et couvertes de jungle, et nous apercevons enfin le Machu Pichu.



Découvert en 1911, par hasard par un américain, Bingham, qui cherchait la ville de Vilcacamba, dernier bastion des incas, le Machu Pichu ne fut pas découvert pas les conquistadors et la population ne se rappelait plus de son existence. On ne sait donc rien quand à la fonction de ce lieu.
L'américain pilla le site, donc il ne reste plus aucun ornements ou artefacts.
50 sites funéraires furent découverts, et on crut que ces restes étaient à 80 % des restes féminins, ce qui poussa la conclusion hative que la Machu Pichu était une cité de femmes.
Mais cette théorie fut abandonné car la proportion était en fait de 50 / 50.
Une autre théorie est qu'il s'agissait d'une retraite royale ou un palais de campagne abandonné lors de la prise de Cuzco par les espagnols.

Un autre mystère du site, et la façon dont les pierres sont taillées pour s'encastrer parfaitement, sans le moindre jour entre elle. Aucune théorie n'a été avancée jusqu'à présent, et même nos 2 spécialistes restent perplexes devant ce mystère :)


D'après des scientifiques, le site s'affaiserait d'1cm par mois, mais aucune mesure n'est prise pour prévenir cela.
On aperçoit des lamas, qui broutent tranquillement entre les ruines. Et jusqu'à 10 heures, il y peu de touristes.


Après ça, Grouik frustré de ne pas être monté à pied, se fait l'ascenscion du Huayna Pichu, montagne d'où on a une autre vue splendide du Machu. Mais Maïté et moi, on en profite pour nous poser et admirer les alentours.


On resdescend en bus afin de ne pas louper notre train puis un second bus qui nous ramène à Cusco en fin de soirée.
On passera dans cette ville 2 jours, pour nous remettre de nos émotions.
C'est aussi une très belle ville, riche en monuments, musées et cathédrales. Ce fut la cité la plus importante de l'empire Inca et la plus ancienne ville habitée du continent américain. Des remparts millénaires servent de fondations aux constructions modernes.

Longtemps gouvernées par les Incas puis par les conquistadors cette ville possède son propre drapeau, celui-ci représente les couleurs de l'arc en ciel, et contrairement à ce que je pensais en arrivant ce n'est pas celui de la gay pride.

L'empire inca connut son apogée au cours du siècle précédent l'arrivée des conquistadors en 1533.
Les huits premiers rois inca régnèrent du XII jusqu'au XV è siècle. Et les 3 rois incas suivant ( Pachacutec entre autre ) menèrent une vague d'expansion de l'empire inca.
Francisco Pizzaro et quelques dizaines de conquistadors capturèrent Atahualpa, le dernier roi inca, et tuèrent des milliers d'incas.
Le roi inca offrit alors une rançon fabuleuse pour retrouver sa liberté : 6 tonnes d'or et 12 tonnes d'argent. Pizarro prit la rançon et tua Atahualpa avant de marcher sur Cuzco, qu'il colonisa, pilla de tous ses trésors, détruisit de nombreux édifices inca avant de se tourner vers Lima, capitale fraichement éclose.

Après ça, on s'envole pour Lima, où on ne passera qu'une toute petite journée, avant de partir pour le Mexique.

Cliquez ici pour voir plus de photos du trek de Lares et du Machu Pichu


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