Nous arrivons à Ariquipa après une nuit dans le bus, somme toute confortable avec ces sièges super size et sa télévision qui projette Pearl Harbour et Volteface. Grouik en a d'ailleurs oublié de dormir.
Nous prenons nos quartiers dans une petite auberge hypra mignonne, on se croirait tout à fait dans une hacienda espagnole. Malheureusement la chambre n'est pas dispo de suite, nous voilà donc partis à la visite la ville.
Nous commencons par le monastère Santa Catalina. Ce couvent, construit en 1580 par une veuve richissime s'étire sur 20 000 m2 et
forme une sorte de ville dans la ville .
Pour la visite, nous louons les services d'une guide parlant français qui nous explique toute la petite histoire de ce lieu.
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Les nonnes triées sur le volet, étaient issues des familles les plus riches, et étaient acceuillies en échange d'une dot. En fonction de celle-ci, les jeunes filles, initialement sensées avoir une vie très pieuse et simple, se voyaient conserver un train de vie plus ou moins bourgeoise, meublant leur appartement à loisir et employant jusqu'à 4 bonnes pour les servir et même organiser leurs récéptions...
Mais en 1870, le pape envoyant une soeur pour restaurer la discipline dans ce couvent, la situation perd rapidement son aspect mondain pour retrouver la voie de l'austèrité nécessaire à toute retraite spirituelle qui se respecte. Résultat : les esclaves sont renvoyés, et les 450 nones sont désormais cloitrées dans le monastère.
Et ce n'est que cent ans plus tard, que le maire d'Ariquipa ouvre le monastère au public levant ainsi le voile sur ce lieu qui était entouré de mystère.
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Aujourd'hui il reste 30 religieuses qui habitent dans une partie rénovée du couvent, le reste ayant été restauré pour les touristes. C'est un endroit absolument charmant, fait de ruelles étroites aux couleurs chatoyantes, de petites places et de logements avec cour et terrasse.
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La visite terminée, nous allons manger un petit bout avant de foncer à la chambre pour une petite sieste. On ne change pas une équipe qui gagne ;)
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Nous profitons de la soirée pour découvrir un peu le reste de la ville et surtout la plaza... des Armas, pour changer. Le soir nous dinons dans un restaurant assez typique servant des plats Incas. Maïté teste le cochon d'inde qui s'avèrera avoir le gout de lapin , et de notre coté plus prudent, nous essayons l'Alapga (sorte de petit lama) cuit sur une sorte de pierrade de grosse pierres volcaniques.
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Le lendemain, nous avons notre bus à 10h... Nous prenons un taxi et arrivons au terminal à 9h15... Quand soudain Grouik après avoir fait un check up me demande si j'ai bien l'appareil photo. Consternation, je ne l'ai pas pris... Il doit être resté dans la chambre. Dom s'engouffre alors dans un taxi direction l'auberge... Et là, commencent les sueurs froides pour Maïté et moi. Et si il ne retrouvait pas l'appareil... Et si en plus il manquait le bus... Après 30 minutes à se ronger les ongles, Grouik revient avec l'appareil, il était temps l'embarquement venait de commencer... Oufffff, ce n'est pas ecore aujourd'hui qu'on alimentera la rubrique catastrophe ;)
Ce sera une journée transport puisqu'il nous faudra 6 heures pour atteindre Puno à 3820 m . Là, l'air commence à se faire rare, on respire avec un peu de difficultés et nous sommes rapidement sujet à des migraines.
La ville se trouve sur les bords du fameux lac TitiCaca, qui multiplie les records : plus haut lac du monde, plus grand d'Amérique du Sud ( 170 km de long et 60 km de large ) et plus grand lac du monde au dessus de 2000 m d'altitude.
Le lendemain nous partons pour une journée de visite organisée qui commence par les iles flottantes du peuple des Uros. Ces iles sont en réalité, comme leur nom l'indique, de véritables édifices flottant constituées uniquement de racine de roseaux, qui découpées en large bande, et attachées entre elles forment des surfaces pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers de m2. Par dessus, sont disposés les roseaux en même en couche très épaisses, qui sont renouvellées toutes les semaines, à mesure que les roseaux inférieurs pourissent et s'affaissent.
A la base leurs habitants se sont installés ici pour échapper aux agressions des Collas et des Incas et aujourd'hui ils vivent de la pêche et du tourisme.
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C'est la première fois que nous sommes en contact avec les populations locales (tribales), et nous en profitons pour admirer leur costume : les femmes sont "bien portantes" voire même potelées et portent des jupes superposées, de couleurs vives si elles ne sont pas mariées, et rouges, bleues ou noires si elles le sont. La taille des pompons de leur chale dépend aussi de leur situation matrimoniale et pour les hommes ce sont les chapeaux qui indiquent s'ils sont célibataires ou non.
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Après la visite ainsi que quelques menus achats sur ces iles flottantes, nous embarquons pour 3 heures de bateau direction l'ile de Taquile. D'où nous partons pour une heure de marche... Il fait chaud, on a soif, on a faim... Et on se dit qu'on va en baver durant le trek pour rejoindre le Machu Pichu.
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Environs 2000 personnes habitent sur cette ile, ils préservent farouchement leur identité culturelle et sont très peu influencés par le modernisme. Coté paysage, contre toute attente, celui-ci n'est pas sans nous rappeler le sud de la France, il ne manque que les grillons.
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Après un tour de l'île à pied suivi d'un bon repas ponctué de quelques cachets de Nausicalm, nous revoilà dans le bateau pour le retour qui durera 4 heures.
La matinée suivante, nous visitons Sillustani, connu pour ses tours funéraires.
Les Colla, tribu guerrière qui s'intégra plus tard à l'empire Inca et qui domina la région du lac titicaca, enterraient ses aristocrates dans des structures cylindriques. Le paysage est saisissant mais rapidement notre attention se détourne des vielles pierres pour se porter sur un troupeau de moutons et d'alapgas, et je dois même avouer qu'au final c'est ce qui nous aura occupé la plus grande partie de la visite...
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On a vu une tour, on les a toutes vues alors que nous ne cessons de nous émouvoir devant les trognes de ces bestiole qui physiquement semblent être le résultat du croisement d'un mouton et... d'un chameau.
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Après avoir ainsi joué au berger pendant presque 2 heures, à essayer de rassembler le troupeau puis de se mettre au milieu pour prendre des photos de ces bestioles rigolotes, nous prenons le bus direction Cuzco.
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Arrivés sur place très tard, un certain Martin Flores nous attend à la sortie du bus pour nous conduire à l'hotel que Grouik, faisant ses premier pas en espagnol avait réservé quelques jours plus tot par téléphone.
Nous avons une journée à passer à Cuzco, histoire de nous acclimater à l'altitude, avant le départ pour trek qui nous permettra de rejoindre le Machu Pichu.
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