Quelques jours au paradis - a decouvrir en panoramique
La destination du Mexique s'est décidée quelques jours avant le départ. En effet courant septembre nous avons appris par Lol, qu' Eric et Sara gardaient un hotel à San Agustinillo, dans le sud ouest du Mexique, pendant que les proprios, David et Claire étaient de retour en France.
Le temps de réserver les billets et on appelle les lascars pour les prévenir de notre arrivée dans 3 jours : le 26 septembre.
Heureux concours de circonstance, Florence qui les avait rejoint, partait justement le 26. Tout le monde de s'écrier que c'est super comme organisation, que même si on avait voulu on n'aurait pas pu faire mieux : un aller pour déposer Florence et un retour pour nous ramener. Bref, c'est l'euphorie.
Nous atterrissons donc le jour prévu à l'heure prévue, et là méga surprise, nous qui nous attendions à être accueillis à coups de colliers de fleurs ( bon d'accord j'en fait peut être un peu trop ), nous ne trouvons personne à l'aéroport.
On appelle les portables d'Eric et Laurent, qui sont sur répondeur. On attend 15 minutes, et on commence à envisager des solutions de rechange. Les taxis qui attendent le chaland nous mettent la pression : il y a un vol en arrivée par jour et tous les passagers étant déjà partis, ils ne veulent pas attendre qu'on se décide et commence à rentrer chez eux.
De notre coté le problème c'est que déjà on ne sait pas où on va.... On recherche dans notre échange de mail, et on retrouve la ville et le nom de l'hotel. On regarde le tarif des taxis et la course est à 100 US $ ( tarif affiché). On s'insurge et les prix descendent à 70 US $...
On voit alors une petite concession Hertz ouverte et la location de la voiture est à 50 US $. Ca nous semble un meilleur plan surtout que vu comment c'est parti, un peu de flexibilité ne serait peut être pas un luxe.
Nous voilà donc partis dans une petite Hyunday Atos, sur la seule route qui traverse la jungle. On se renseigne par ci par là, fort des cours d'espagnol que nous a dispensés Maité ces deux dernières semaines.
On trouve la bonne ville, et à notre grande surprise même l'hotel malgré l'obscurité grandissante (il commence à se faire tard). Mais là, mis à part 2 chiens dont un gros Rotweiler heureusement affectueux, toujours personne. Tout est fermé, mais on note la présence d'une clé sur un des bungalows apparement inoccupé. Après avoir mangé dans un resto en bord de plage à 2 pas de l'hotel, on décide de s'installer dans la chambre.
Un peu inquiets quand même qu'à 22h, il n'y ait toujours personne... on ne peut s'empêcher de gamberger, c'est vrai que nos amis sont parfois tête en l'air et de surcroît dans un cadre aussi paradisiaque que celui ou nous venons d'arriver. Mais ceci dit Florence n'aurait quand même pas zappé son propre avion... on ne comprend pas...
Je me dis que quand même, on ne se sent pas les bienvenus... personne à l'aéroport, on arrive l'hotel est vide et on trouve in extremis une chambre... Je ne m'attendais pas à cet accueil :(
On s'endort et à 2 heures du matin on est réveillé par des chiens qui aboient. Dom se lève et découvre nos 4 lascars très éméchés qui rouspètent après la place de parking qu'on leur a prise avec notre atos. Les réactions sont assez diverses :
"Mais c'est qui ce con qui nous a pris notre place !!!"
Et en voyant Dom..... :
"Je le connais lui... non ????!!!! "
"Doooooom ???!!! C'est bien toi ?? "
"Vous nous avez fait une farce en arrivant un jour plus tôt ? "
Ils hallucinent qu'on ait loué une voiture, puis trouvé l'hotel et qu'on se soit installé tranquille, malgré les molosses qui gardent les bungalows.
Le fin mot de l'histoire étant que Florence partait le 27 et non le 26.... et tout le monde avait pris pour acquis qu'on arrivait le jour du départ de Florence.
Un joyeux bain de minuit plus tard, nous revoici dans notre lit, à nous dire que décidemment on a les potes qu'on mérite... comme nous des vrais petits boulets eux aussi:)
Le lendemain, sous un soleil étincelant nous découvrons un petit paradis. Notre bungalow tout confort est idéalement placé, donnant sur une petite crique, il y a de belles vagues, une plage de sable fin et pas de touristes.
Voici un panoramique réalisé par Eric pour vous faire découvrir ce petit coin de paradis qu'est San Agustinillo, et plus précisemment le petit resort de 8 bungalows qu est punta placer . Il a beaucoup de talent le garçon, et si ça vous plait, n'hésitez pas à faire un petit tour sur son site : ledetour.com
Nous allons passer là 2 semaines à faire des grasses mat, des bonnes bouffes dans les restos aux alentours, des siestes, de la lecture, des jeux, à apprendre le surf pour Grouik et le moray pour moi.
Dom en profite pour faire des blagues de potache comme mettre un crabe dans le lit de Zen au réveil ou encore me le poser sur l'épaule alors que je suis tranquillement en train de lire dans un hamac. Là, je me lève, et le crabe glisse dans mon dos et disparait dans mon short. Panique, cris et injures fusent... Je quitte mon short en quatrième vitesse, et Dom m'arrête de justesse avant que je n'ai eue le temps d'enlever ma culotte ;). Il est à noter que cette petite blague sera par la suite reprise par Eric et Laurent se réveillera ainsi en compagnie d'une tortue... Ha, vraiment, c'est pas facile de garder des mômes toute la journée.
Eric et Sarah qui connaissent admirablement les lieux nous emmènent pour une petite visite : à quelques kilomètres, un avion s'est écrasé sur une plage il y a 2 ou 3 ans. C'était un avion piloté par des narco traficants, qui venaient faire une livraison. Mais ils ont été pourchassés par la police et ont du atterrir en catastrophe. Le temps que la police rejoigne la carcasse, les pilotes et leur cargaison avaient disparu. C'est du moins l'histoire officielle.
Ici, c'est le paradis des chiens. Entre Bambou, le berger belge de David, que Sara et Eric gardent avec amour, et Toto, le rotweiler à la démarche d'Aldo Maccione qui passe le plus clair de son temps devant les bungalows, nous sommes bien gardés.
Mais de mon coté, c'est sur une troisième bestiole que ce je jette mon dévolu : j'ai nommé "Mémère" une vieille chienne abandonnée, pleine de puces, qui roule du cul comme je n'ai jamais vu. Allez comprendre pourquoi, c'est la pin up de la plage, tous les chiens craquent pour elle :) De temps à autre je lui jette un truc à manger et celle ci me le rend bien, affichant à mon égard un perpétuel sourire à la limite de l'euphorie.
10 jours plus tard, David revient de France. A la vue de l'affection débordante que je semble manifester à l'égard de "Mémère", je vois que David est tiraillé entre son habitude de chasser "virilement" cette source inépuisable de puces et autres parasites, et une approche un peu plus " diplomatique" afin de ménager ma petite sensibilté.
Coté activité, alors, que nous commencions à nous plonger dans une sorte de douce inertie si chère à des vacances farniente, le lendemain de l'arrivée de David, celui ci nous emmène pour 2 jours à Chiquaguaw ( sic ! ) pour découvrir un spot de surf terrible : une vague qui se déroule sur pas loin d'une centaine de mètres.
En chemin, nous faisons connaissance avec une bestiole qui aurait pu doubler Samantha dans ma sorcière bien aimée :)
A peine arrivés les garçons se jettent sur les surfs, et Sara et moi sur les morays. Les vagues sont énormes (en tout cas pour nos petits yeux d'occidentaux), et après la perte d'une palme et quelques gros bouillons, je rend les armes alors que Grouik persévère et arrive même à se mettre debout et à surfer (surtout la mousse mais bon c'est déjà un début). La preuve en image. ( Sortez votre loupe )
Après ça retour à San Agustinillo pour le départ de Sara et Eric qui rentrent chez eux, à Zacatecas dans le nord du Mexique. (Snif) merci les amis on aura passé 10 jours extras en votre compagnie. On reste donc tous les 4 : David, Lol, Grouik et moi. On arrive à retrouver notre inertie, David étant occupé par la construction de son restaurant.
On fera quand même une sortie en mer pour découvrir les tortues et apercevoir une petite dizaine de dauphins, qui jouent avec le bateau.
Et quand enfin une tortue apparait, un des mexicains du bateau saute à l'eau, l'attrape et nous dit de venir dans l'eau pour la toucher. Elle est énorme, et à un gros bec. Elle n'est pas trop farouche. Elle bat des pattes de temps en temps.
C'est ici un endroit recherché par les tortues pour pondre leurs oeufs. Et c'est actuellement la période d'accouplement... un rapports sexuel peut durer jusqu'à 3 jours !!!. Vi vi 3 jours vous avez bien lu :) On découvre d'ailleurs un couple à l'oeuvre pendant notre ballade.
Après 2 semaines passé dans ce petit paradis, nous partons demain pour visiter le sud du Mexique, et les temples mayas et aztèques. On fera peut etre aussi un détour par le Guatémala pour voir des autres temples, mais rien n'est décidé.
Commentaires sur cet article Stéphane HADDAD Bonjour à vous deux, j'ai vu d'aprés votre planning que vous devez aller au chili.
Il faut passer voir Valparaiso(100 km de santiago), inscrite je crois au patrimoine mondial de l'unesco, pour comprendre les chants des marins et voir l'ambiance (si ça n'a pas changé)
Plus au sud, vous pouvez passer par Chiloé, un des grands lieux d'élevage du saumon, et ou tous les fruits de mer sont géants. Ca ressemble pas mal à l'angleterre, mais il y a beaucoup de personne d'origine allemande et la construction des maisons fait penser à la bavière...(bc de nazis exlilés)
si vous allez en Patagonie, au Parc Torres del Paines, pour faire un trek, il y a plusieurs refuges. Evitez le refuge Pehoe (à moins qu'il n'ait été refait depuis l'an 2000)et n'oubliez pas votre K way et des vêtements chauds, y compris pour la nuit, car le temps passe du soleil à la grêle glaciale en 10 minutes, et la nuit il peut vraiment faire trés froid...
en quittant Santiago, ne vous fiez pas aux 40°c qui y régnent en plein été.
Pour la nourriture, n'espérez pas de miracles au chili, même pour la viande, ce n'est pas l'argentine, mais vous pourrez peut etre gouter du castor.