Toute bonne chose ayant malheureusement une fin nous quittons notre petit paradis de San Agustinillo par bus de nuit, direction Oaxaca.
Arrivés au petit matin, nous optons pour un bus local, histoire de nous replonger un peu dans l'ambiance après nos 2 semaines de farniente.
Armés de notre piètre espagnol, nous arrivons non sans peine à trouver l'arrêt du bus censé nous déposer à proximité de la guest house que nous convoitons.
Une fois dans le véhicule il s'agit maintenant de descendre au bon moment, mais alors là pas de souci, les quelques indications de notre aubergiste que nous avons réussies à décoder sur le net sont aussi claires qu'insolites : il faut
descendre au niveau du marché après le dos d'ane. Et tourner à droite au gros arbre.
Sauf que, le mexique c'est le pays du dos d'âne (le topé comme on dit ici). Ils vous en mettent tous les 100 mètres de ces trucs là.
Bon on se dit que la journée est ensoleillée et puis on a du temps devant nous, et lorsqu'on en aura bien marre des tours de bus en quête d'un gros arbre il sera toujours temps de descendre et prendre un taxi, celui là au moins
saura nous amener à bon port.
Mais figurez vous que, mauvaises langues que nous sommes, au premier arrêt semblant rassembler les conditions évoquées nous nous précipitons hors du bus et quelques pas plus tard, aidés d'une pitite dame, qui plus tard
s'avèrera être notre professeur de cuisine, nous nous nous retrouvons devant les portes logis espéré.
Débarrassés de nos sacs nous partons, à pied cette fois (il ne faut pas non plus trop tirer sur la corde) à la conquête du centre ville.
Et là Oaxaca s'avère être une ville tout à fait charmante et hors du temps contrairement à nos spéculations quand à l'urbanisme d'une capitale (Oaxaca est la capital de l'Etat du même nom), le centre se trouve bardé de routes
pavées piétonnes elles même flanquées de petit maison traditionnelles aux couleurs vives. Les mexicains sont souriants et la vie semble plus paisible ici que dans les autres villes que nous avons traversées.
Et aussi plus animée : nous avons assistés à 2 manifestations ( pacifiques, ne t'inquiètes pas momon ), à une messe en l'honneur de Che Guevera, a un défilé de poupées géantes, et à une démonstration de capoeira.
Nous passons ainsi 2 jours à contempler l'architecture et les musées, avant de faire un un petit saut aux ruines de Monté Alban perchées sur une colline à quelques 30 minutes de la ville. Les vestiges Zapoteques, de cette cité qui
connut son apogée entre 200 et 600 après JC, sont saisissants et la vue dominant la vallée impressionnante.
On a ainsi découvert des pyramides à étages, des temples et un terrain de jeu de balle.
Toutefois lorsqu'on regarde de plus près le site on a l'impression que la restauration a été faite sans vraiment se soucier des méthodes de construction de l'époque, et hop un petit coup de ciment par là un petit coup d'enduit par ici...
Dommage.
Le dernier jour nous nous inscrivons à des cours de cuisine mexicaine (ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé bouffe non ?).
On commence par les courses au marché puis on se lance dans un menu traditionnel : tortillas, tacos, poivrons farcis, guacamole et petit jus d'hibiscus pour arroser le tout.
On avait initialement prévu de vous montrer une petite vidéo de chaque mets, mais on préfère vous le cuisiner en vrai. Du coup, vous ne verrez que les tortillas, parce que ça, c'est sur qu'on ne le refera pas ;)
Repus par le fruit de cet enseignement culinaire (on se sera quand même un peu loupé sur les quantités) nous embarquons une fois de plus dans un bus, direction San Cristobal de las Casas.
La ville est belle mais parait bien fade comparée aux charmes des couleurs chatoyantes de Oaxaca.
En plus le temps se gâte. On en profite pour se concentrer un peu sur la logistique. On entre dans un cyber histoire d'acheter dés maintenant nos billets pour l'Argentine où mes parents nous rejoindrons dans 10 jours. Oui oui je
sais compte tenu de notre organisation jusqu'ici se préoccuper de quelque chose 10 jours à l'avance semble être une étérnité mais bon y a un début à tout.
Et là, ne trouvant pas de billet électronique, poussés par je ne sais quelle euphorie nous décidons de nous faire livrer les billets à l'hôtel...
C'est alors que commence un échange frénétique de mails tout d'abord suivi de longues heures au téléphone (pas loin de 4 au total).
Difficile de faire valider une commande passée aux États Unis avec une carte bleue Française, livrée dans un hôtel Mexicain le tout ayant pour destination l'Argentine... Ensuite vient le problème de l'adresse de livraison
dépendante bien entendue des délais de livraison eux même dépendants de l'adresse qui dépend des délais etc... Bref après de longues pérégrinations et de nombreux changements nous arrivons à un accord. Les billets nous
seront livrés dans une semaine à Merida.... A suivre...