Le lendemain de notre arrivée au Japon, nous allons chercher à l'aéroport de Tokyo la maman de T'tit Bouchon, la petite frangine de Grouik ainsi que Jean François. Les retrouvailles furent émouvantes et quelques larmes furent
versées par 2 personnes dont on taira les noms par pudeur :)
Nous voilà donc en route pour l'hotel Hyatt, réservé par Jean François depuis des semaines, et sur lequel nous nous alignons pour notre séjour à Tokyo. A notre plus grand regret, il ne s'agit pas de celui de Lost in Translation, mais
de son jumeau situé dans le quartier de la nuit de Tokyo, plein de restaurants, de clubs et boites de strip-tease. Nous regardons alors Jean François d'un nouvel oeil :)
Après notre séjour avec Laurent en Chine, notre budget était déjà passé dans le rouge foncé, mais alors là on sent très nettement qu'on va basculer dans le no limit prédit et espéré par T'tit Bouchon avant notre départ. Tant pis, on
assumera jusqu'au bout. Non mais...
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On se repose quelques heures à l'hotel avant de prendre le taxi pour Shibuya, quartier complètement fou. Les néons et écrans se succèdent sur des dizaines de buildings, la foule est très dense, et nous découvrons la mode des
jeunes japonaises. Chacune ayant son propre style, toujours tres féminin, mais quasi systématiquement déjanté, en tout cas pour nous autres habitants de la vieille Europe.
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Le lendemain, la vraie expédition commence avec notre première sortie en métro, pour rejoindre le temple Sensoji à l'autre bout de la ville.
Puis nous prenons la direction du "quartier électrique", Akihabara sorte de rue Montgallet tokyoïte. La il y a séparation d'intérets entre les filles à la recherche d'un sac à main, et les garçons à la recherche d'un appareil photo. Le
rendez vous est donné quelques heures plus tard devant la station de métro.
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Après des retrouvailles, où les garçons ont été nettement plus chanceux que nous, nous partons à la recherche de notre ligne de métro. Visiblement on n'est pas à la bonne station, et impossible de s'y retrouver.
Il faut dire que le métro japonais nous a paru assez obscur, donnant plus l'impression de mettre en concurrence les différentes lignes plutôt que de standardiser les indications. Ainsi suivant la destination que vous choisissez il vous
faut par exemple choisir le bon distributeur de billets parmi une demi-douzaine de guichets automatiques bardés de boutons façons cockpit de concorde (bonjour l'ergonomie).
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Du coup on préfère demander notre chemin, mais avant même d'avoir eu le temps de lever les yeux de notre carte, un monsieur qui passait par là s'empresse de nous venir en aide. Il nous fait signe d'attendre, revient avec sa fille et
nous propose de le suivre. Nous voilà partis tous les 7 à la recherche de la bonne bouche de métro. Le petit monsieur étant un peu perdu, au bout de quelques minutes il demande a son tour aux passants le chemin. Et là, rebelotte
v'lati pas que le passant interloqué se propose de nous amener à destination, nous voilà donc tous les 8 en route pour la bouche de métro. Et tout ce petit monde ne nous laisse à destination, qu'après s'être bien assuré que nous
allions monter dans la bonne rame.
Tout au long de notre séjour on aura vraiment halluciné devant la gentillesse et de la prévenance des japonais.
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Le lendemain nous allons visiter la cité impériale, qui ne se révèlera en fait qu'une visite des jardins. On peut visiter une partie du palais, mais il faut réserver plusieurs jours à l'avance sur Internet... Tant pis, ce sera une ballade sous
la pluie.
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Grouik, pris d'une grosse flemme est resté à l'hotel pendant notre promenade et il nous rejoint juste à temps pour aller voir un spectacle de Kabuki, forme épique du théatre japonais traditionnel. Le début fut des plus intéressants
avec une explication très didactique de cette forme de théatre.
Là on nous explique qu'il y a une très nette différence entre le Théatre occidental et le Théatre Japonais, le premier se doit d'être crédible dans le sens ou pour capter et ensuite garder l'attention du spectateur il s'agit de copier ou
d'inventer une réalité à laquelle le spectateur doit adhèrer alors que le deuxième n'a pas du tout cette prétention bien au contraire tout est fait pour qu'à chaque instant on garde à l'esprit qu'on regarde un spectacle. Pour résumer, en
occident on va au théatre pour se voir raconter une histoire alors qu'au Japon c'est le jeux des acteurs qu'on vient regarder. Au kabuki, on voit ainsi des acteurs aux maquillages très chargés s'attachant à jouer leur rôle de manière
plus qu'exacerbée.
Autre particularité, tous les roles sont tenus par des hommes, leurs costumes très travaillés, étants dit-on trop lourds pour êtres portés par des femmes
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Nous apprenons pleins de choses intéressantes, jusqu'à ce que l'histoire commence réellement : une jeune homme parti travailler à la ville s'éprant de la fille de son patron, mais devant cet amour impossible, il préfère retourner dans
son village et épouser son amie d'enfance. La fille de la ville arrive alors au village pour avouer ses sentiments au jeune homme... (puisqu'on vous dit qu'au Kabuki ce n'est pas l'histoire qui compte).
5 minutes nous auraient suffi, mais le spectacle dura des heures, et nous nous sommes tous endormi à tour de rôle. Seule Barbara a réussi à tenir le coup. Non pas qu'elle n'ait pas essayé de dormir mais elle était affreusement
gêné par le ton plaintif et strident des acteurs. Il faut dire que nous avons tous une certaine expérience, et même de longues années de pratique, particulièrement du coté de T'tit Bouchon, pour nous endormir pendant les spectacles
de tous genres.
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Bref, nous sommes sortis de là en loque, et avons couru à l'hotel faire une petite sieste amplement méritée. Pour ne ressortir que le soir manger dans le restaurant Gonpachi, qui a servi de décor au tournage de Kill Bill, et qui était
heureusement près de la maison. ( ben oui, ça y est l'hotel c'est notre maison maintenant, c'est fou comme on s'habitue vite aux bonnes choses :)
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Nous profitons de ces quelques jours à Tokyo pour visiter temples et musées. Avec notamment un musée traditionnel, reconstituant les rues de l'ancien Tokyo, avec un coin pleins de casse tête chinois. Nous restons là plusieurs
heures, à essayer de tous les résoudre jusqu'à ce qu'on se fasse chasser par le gardien qui n'attendait plus que nous pour fermer le musée.
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Sinon, côté culinaire, la cuisine japonaise ca ne le fait pas trop. Après un bol de nouilles le premier jour, Maman et Jean François ont décidé de se rabattre sur les sushis. Jusqu'à ce qu'on y goute. Et là ils décident carrément de
faire un véto sur la cuisine japonaise, seuls les yakitoris (brochettes) trouvant grâce à leurs yeux. Dés lors se succèdent des restaurants aussi variés que Joel Robuchon, Mac Do ou autres coréen, bref tout plutot que Japonais.
Nous profitons de notre dernière journée pour faire une excursion sur le Mont Fuji. Au programme : le bus vient nous chercher à l'hotel, nous emmène sur le flanc du volcan pour prendre des photos incroyables, puis après un bon
repas, il est prévu de faire un tour en "sky gondole" (mais qu'est ce que c'est ?), suivi d'une petite promenade en bateau sur le lac d'Akone.
Fort alléchés par ce vaste programme, nous voici donc installés dans le bus. Notre guide, une japonaise très douce, commence à prendre le micro, pour ne plus le lacher lors de nos 3 heures de car jusqu'à la montagne sacrée.
Elle nous apprend des choses fort intéressantes comme par exemple que le mont Fuji est entré irruption une quizaine de fois en 800 ans ou encore que le fait que les japonais roulent à gauche remonte aux temps des samouraïs ou
la plupart des guerriers étant droitiers, lors des combats, ils devaient chevaucher à gauche pour pouvoir aisément se battre. Le sens de circulation est tout simplement restée après l'apparition des premiers véhicules.
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Mais au bout de 2 heures, bercée par le douce voix, on ne peux s''empêcher de somnoler . Arrivés près du mont Fuji, sa conscience professionnelle va jusqu'à nous faire un descriptif quasi exhaustif des marchandises que l'on
pourra acheter dans les boutiques de souvenir. Elle nous montre notamment une boite, mais pas ordinaire puisqu'il s'agit, je cite, "d'une maaaaaagic booooox",sorte de casse tête chinois. A peine ces mots prononcés qu'un
gloussement retenti derrière nous, la rétorique a produit un effet immédiat sur Barbabra qui, désormais bien réveillée, commence à se fendre la poire de plus en plus ouvertement.
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Pour ne rien arranger, alors que le bus prend un virage un peu sec, nous voyons notre guide disparaitre tout d'un pièce avec sa boite magique. Je sais, c'est pas drole mais vu l'état d'hilarité avancé dans lequel nous étions, c'est une
vraie crise de rire qui commence. Et tout ceci bien évidemment au milieu d'une cinquantaine de tourristes qui nous toisent en se demandant si tous les Français sont des gros boulets bien gras ou si cette "qualité" nous est propre
(en même temps on les comprend aussi).
Le temps d'essuyer nos yeux plein de larmes et voilà qu'on voit la guide en train de réparer sa "Maaaaagic boooox" qui visiblement a souffert de la chute. Rebelotte, crise de rire alors que la guide toujours tres professionnelle se met
à nous énumérer toutes les boites en fonctions de leurs nombre de combinaisons, disponibles sur le marché du souvenir. Pardon madame la guide.
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Le temps de reprendre nos esprits et nous voilà ébobis devant le sublime spot d'où nous étions censés admirer le mont Fuji. Un très épais brouillard s'est installé, et on ne voit pas à plus de 10 mètres, rien, nada. ...Reste plus qu'à
se rabattre sur la fameuse boutique de souvenirs.
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Il faut comprendre que si l'on s'est attaché a vous décrire ce "fou rire" qui somme toute reste quelque chose de plutot banal, c'est que malheureusement ce sera là notre meilleur souvenir de ce tour organisé.
Non seulement on n'aura jamais apercu le mont Fuji mais le reste aussi provoque déception sur déception après un repas particulièrement mauvais, nous apprenons avec tristesse que la "sky gondole" n'est rien d'autre qu'un
télécabine . Certes celui ci permet d'apercevoir un paysage lunaire, sorte d'éboulement de terrain où s'est produit la dernière éruption volcanique, mais bon y pas non plus besoin de rester une heure à admirer de minuscules
cheminées de souffre et a respirer l'oeuf pourri...
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Déjà biens dépités par notre journée, voilà que notre guide nous présente fièrement le "Bateau pirate" dans lequel nous allons faire une ballade sur le lac. Mais qu'est ce que fout cette grossière replique sur cet ancien cratère
recouvert par les eaux et cerné de temples. Vu la journée, il ne faut pas trop chercher à comprendre...
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Le lendemain, nous partons vers Kyoto, et une question subsite pourtant : où sont passés ces 35 millions d'habitants qui font de Tokyo la ville la plus peuplée du monde ?
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