Arrivés à Cairns à 5 heures du mat, nous passons le premier controle des douanes sans trop de problèmes. T'tit Bouchon est juste retenue quelques minutes, le temps qu'ils inscrivent ses autres prénoms dans leur base de
données, ce qui n'avait pas été fait lors de la demande de visas.
Nos bagages sont ensuite passés aux rayons X, et on n'a rien à se reprocher, on est bien sur de ne plus avoir le petit bout de saucisson qui y trainait depuis des mois. Il faut dire qu'ici la douane est plus à l'affut de quelque nourriture
qu'on ramènerait sur le territoire que d'éventuelles drogues ou produits de contrebande.
A notre grande surprise la douanière me demande quand même d'ouvrir mon sac à dos, elle y a visiblement découvert quelque chose de suspect. Il s'agit de mes chaussures de marche, sous lesquelles il reste un peu de terre. Elle
va les brosser et me les rend rutilantes. Il y a derrière nous toute une équipe de joueurs de rugby japonais, les douaniers vont s'amuser à nettoyer toutes leurs paires à crampons. :)
Nous voilà enfin sur le sol australien,
sans aucune idée de ce qu'il y à voir, à faire, où nous allons dormir. Après Tokyo et ses 35 millions d'habitants, nous voici dans l'état du Queensland, 1 800 000 km2 pour 3 600 000
habitants.
Un petit tour sur internet plus tard, la navette d'une guest house de backpackers vient nous chercher à l'aéroport. Malheureusement, notre chambre n'est pas encore prête. Nous voilà donc à déambuler dans les rues de Cairns où
nous nous arrêtons devant ce qui deviendra notre fief pour les jours à venir : le cinéma. Nous nous y installons de suite pour la première séance. Les 2-3 jours suivant se dérouleront tranquillement, entre le cinéma, les restaurants, la
piscine ouverte donnant sur la plage et le port ou nous avons pu monter à bord de la réplique d'un galion du XVI eme siecle.
Nous nous inscrivons pour une journée à Cap Tribulation afin de découvrir la mangrove, ses crocodiles et la rainforest. Une australienne, très nature vient nous chercher dans un 4x4 à 6 roues. (sic)
Nous passons ensuite chercher une couple d'une quarantaine d'années et voici le dialogue fantaisiste qui s'ensuivit :
La guide : " Vous venez de quel pays ? "
Le couple : "De Hongrie"
- " Ha, c'est près du Luxembourg non ? "
- "Heuuu, non "
- "Mais il y a plusieurs autres pays autour, c'est bien ça ? "
- " Heuuu, oui "
- "Je le savais... Et il y a combien d'habitants en Hongrie ? "
- " Environs 10 millions "
- " Hoo, c'est comme une grande ville en fait "
- " On peut voir ça comme ça... "
- " Et vous parlez quoi comme langue dans votre pays ? "
- " Ben, le hongrois "
- ( Enthousiaste ) " C'est pas vrai ?? Vous avez votre propre langue ?? Wow, c'est super "
Fin de la conversation, et consternation dans la jeep :)
Nous avons ensuite fait une marche dans la rainforest, sur un chemin balisé, d'où il était interdit de sortir. Suivie d'une ballade en petit bateau, pour tenter d'apercevoir les crocodiles. Mais pas de chances, il ne faisait pas beau, les
croco preféraientt rester au chaud au fond de la rivière plutot que de se cailler à l'air libre.
Nous avons ensuite été nourrir quelques kangourous, et Grouik s'est tout de suite fait un copain :)
Puis quelques pas sur les plages de Cap Tribulation, et le tour était bouclé.
Reste que quand même, on ne regardera plus de la même façon le resto le Rainforest à Disney village. Non, il n'y a pas de gorille qui se tapent la poitrine toutes les heures !!
Le lendemain, nous nous sommes embarqués pour 3 jours sur un bateau pour aller plonger sur la barrière de corail. On était tout enthousiastes d'aller sur un des plus beaux spots du monde, n'ayons pas peur des mots. Le temps de
se faire brieffer sur le déroulement de ses 3 jours, et de partir, que Grouik et moi étions déjà sur le pont, à gérer un mal de mer, qui ne nous quittera pas pendant 2 jours. La mer est très houleuse mais le capitaine nous rassure en
disant que ça va forcément passer puisqu'il n'a jamais eu aussi mauvais temps, super...
4 heures pour arriver au premier spot de plongée soit 4 heures à vomir. Impossible de plonger dans ses conditions. Grouik, blanc comme neige sera néanmoins de la deuxième plongée.
Là à notre grande surprise il n'y a pas de guide, on se fait brieffer au début de la plongée sur les particularités du site, et ensuite c'est chacun pour soi avec son partenaire.
Dom a plongé avec une brésilienne, qui s'est reposée sur lui pour la navigation. Il a passé toute la plongée sur son compas, à stresser pour ne pas se perdre et retrouver le bateau après 45 minutes de plongée. Et il a réussi, ils sont
rentrés sain et sauf ( Ndlr : merci Alain ) .
Pour la troisième plongée de la journée, j'étais aussi de la partie, et nous voici partis Grouik et moi pour une petite heure. A stresser cette fois tous les 2 pour ne pas nous perdre. Dom a quand même ressorti la tête pour voir où se
trouvait le bateau ;)
Et pour la première fois,nous avons aperçu une tortue. Bon, ok, c'est moins impressionnant que le requin baleine, mais ça donne l'impression de voler, c'est assez incroyable.
Voici un aperçu des poissons que l'on aurait aimé voir :)
Evidemment chaque fois qu'on remontait sur le bateau, le mal de mer revenait quasi immédiatement, impossible de manger sans vomir.
La nuit, le bateau ayant jeté l'ancre dans un endroit protégé par la barrière de corail, s'est déroulée sans trop de problèmes, mais après avoir rendu mon petit déjeuner le lendemain, j'ai décidé que trop c'était trop. Il fallait en finir avec
ce cauchemar, après avoir parlé au capitaine nous avons pu prendre un autre bateau qui rentrait au port. Oh bonheur de se retrouver sur le sol ferme, et de ne plus avoir la nausée !!
Résultat, sur les 11 plongées prévues au début, nous n'en avons fait que 3... La loose, mais bon, on a bien pris note qu'il va falloir se shooter au nausicalm lors de notre prochaine sortie en mer.
Notre Guest House se trouvant à flanc d'une fête forraine nous ayant quotidiennement empêchés de dormir avant 1h, quitte en prendre plein les oreilles nous avons décidé d'y faire un tour.
Là aussi nous assistions à une petite excentricité Australienne, les manèges grand huit et stands de tirs cotoient caterpilar, pelleteuse et autres bétoneuse. C'est un bon principe de parc d'attraction familial ça, ainsi papa peut
reluquer tranquillement les gros tracteurs tout neufs pendant que les petits s'égosillent dans le grand huit sous le regard terrorisé de la mère qui dévore nerveusement (à moins que soit goulument) une gaufre nutella....
A peine remis de notre mal de mer nous avons opté pour un attraction dont le principe consiste a vous monter verticalement à une 40aine de metres au dessus du sol, avant de vous lacher tout simplement pour ne commencer à
vous freiner qu'à 7 mètres du tarmac. En deux mots basic mais efficace. L'adrénaline en images
Après ça, on a pris l'avion pour Darwin, ville complètement au nord de l'Australie.
Il y a pas mal de parcs et de réserves naturelles aux alentours, et nous avons cherché à louer un minivan pour faire ces visites comme bon nous semblait. Partout on a commencé a nous expliquer qu'il fallait reserver ce genre de
véhicule un minimum de 3 ou 4 semaines à l'avance, mais de loueurs en loueurs, a force de coup de fils et de marche à pied nous avons quand même réussi à trouver notre petit compagnon.
Le temps d'aller faire quelques courses au supermarché ( ho joie, ho bonheur de déambuler avec un caddi pour choisir toutes les bonnes choses qu'on va pouvoir cuisiner ) , et nous voilà en route pour le parc de Kakadu, plus grand
parc national d'Australie.
On est en plein hiver, le temps est sec et il fait plus de 30 degrés. Quand a l'été, celui ci est ici synonyme de saisons de pluies, et tout une partie du territoire se trouve alors complètement inondée.
Adieux donc les grosses chaussures et autres polaires que nous avions gardées depuis le népal et bonjour les Tongs.
Nous prenons un peu de temps avant de nous familiariser complètement avec la conduite à gauche, je crois d'ailleurs qu'on aura jamais autant utilisé les essuie-glaces de notre vie par temps sec, en effet ceux ci étant eux aussi
inversé se retrouvant ainsi à la place des clignotants nous avons du étonner plus d'un australien en essuyant frénétiquement notre pare brise chaque fois qu'on voulait tourner à gauche.
Une fois sortis de la ville les routes sont pour ainsi dire désertes, et une fois dans le parc c'est carrément pire.
En quelques jours nous voyons divers paysages, des forêts, des billabongs (bras de rivières devenus lacs apres le saison sèche), des marécages, des montagnes rocailleuses surplombant de vertes vallées et autres cascades. Sur
la plupart des sites touristiques on peut observer des peintures Aborigènes sur les parois des énormes rochers sous lesquels ils aimaient s'abriter, les plus anciennes de ces fresques pouvant dater de 20 000 ans.
Coté hébergement le mini van remplit parfaitement ses fonctions on y dort et y cuisine avec beaucoup de plaisir durant ces quelques jours.
Petit détail, il nous a été formellement interdit par le loueur, à maintes reprise, aussi bien par écrit que de vive voix, de sortir des routes goudronnées. Mais bon on va quand même pas visiter le bush Australien en restant sur des
départementales. Ainsi nous décidons d'emprunter une petite cinquantaine de km de piste pour aller voir une sublime cascade qui se jette dans un piscine naturelle d'un bleu turquoise, tout ceci dixit une guide ou "rangers" que nous
avons rencontré la veille.
Avec pas loin de 500 000 km au compteur notre petite vanette s'en sort pas trop mal, même si à l'arrivée on se retrouve obligé de balayer une multitude de petits fragments de ferraille rouillée qui se sont détachés d'on ne sait où,
probablement à cause des vibrations incessantes imposées par la piste en laterite. Mais pas de panique, apres enquête ce n'est que le frigo qui se désagrège le reste n'ayant pas semblé avoir trop souffert.
Une fois équipés de nos maillots de bain et serviettes nous entamons ce qui s'avèrera une courte marche vers le paradis aquatique promis. En effet nos élans barboteurs sont quelques peut réfreinés à la lecture d'un panneau qui tout
d'abord demande de ne pas utiliser de crème solaire quand on se baigne, afin de ne pas polluer l'eau, jusque là pas de problème, mais c'est le petit paragraphe nous interdisant de nourrir les crocodiles de ce même petit plan d'eau,
qui nous à géné je vous l'avoue. Dans le doute on remballe nos serviettes se contentant d'une petite photo en guise de rafraichissement.
Le dernier soir après avoir préféré manger dehors plutot que de faire notre popotte, nous apprenons à nos dépens que les campings ferment pour la nuit, impossible donc de trouver un emplacement passé 10h. Et oui même en
vacance on est toujours à l'arrache, tans pis on se lavera demain, seulement pourvu que le lecteur DVD ait assez de batterie pour qu'on puisse regarder notre épisode quotidien de 24h.